Budget 2009 au BENIN:Des pas vers l amelioration

Publié le par quenumgael

Le 7 janvier dernier, sur les antennes de la télévision nationale, au cours de l'émission animé par célestin Mara sur les orientations stratégiques du gouvernement, le ministre de l'économie et des finances, Soulé Mana Lawani et le président de la commission des finances à l'Assemblée nationale, Grégoire Laourou, se sont davantage prononcés sur les grandes lignes du budget 2009. 1.238.647.000 de F CFA, est le montant du budget national en 2009. En 2008, le budget s'élevait à 1.164.712 F CFA. Il a donc connu une augmentation de 6,3% correspondant à une variation absolue de 74 milliards de F CFA due à une amélioration des recettes intérieures du Bénin, aux titres des performances des régies financières, notamment la Douane, le Trésor public et les Impôts. Intervenant sur l'émission télévisée sur le budget 2009, du 7 janvier dernier à l'Ortb, le ministre des Finances et de l'économie a expliqué que l'augmentation budgétaire de 6,3% permettra au gouvernement entre autres de financer une hausse des dépenses : les dépenses en personnel de 43 milliards de F CFA, les dépenses en capital, les investissements publics structurant et les pensions de retraite. Cette augmentation selon lui, traduit l'amélioration des conditions de vie, de travail des agents de l'Etat. Les amendements apportés au budget 2009 Pour que le budget 2009 soit voté à l'unanimité, il a fallu qu'un certain nombre d'amendements soient pris par les députés. Aux comptes desquels, la question du dépôt des recettes issues des opérations d'escorte des véhicules d'occasion au niveau du Trésor public. En intervenant sur cette question au cours de l'émission, le président de la Commission des finances de l'assemblée nationale, le député Grégoire Laourou, a estimé que le gouvernement dans son analyse de la situation a trouvé que cette préoccupation pouvait être prise en compte sans gêner outre mesure, les règles et l'orthodoxie financière. La question des allocations des crédits pour le fonctionnement des nouveaux ministères, a aussi été l'objet d'un amendement. Il ressort des explications de Grégoire Laourou, qu'il fallait trouver à l'intérieur du budget, sans créer des charges nouvelles, des ressources pour les crédits de fonctionnement de ces ministères en 2009. Par ailleurs, c'est un amendement des députés qui a permis à ce que la question de la reconstruction du tronçon de route Ouidah-Allada soit prise en compte dans le budget 2009. Les priorités du budget 2009 L'objectif de politique économique de l'année 2009 est la dynamisation du secteur privé, créateur de richesses et d'emplois, réalisé au travers d'objectifs spécifiques. Parmi lesquels : la poursuite des réformes structurelles engagées, l'amélioration du climat des affaires, le développement des infrastructures et la mise à disposition du secteur privé d'une main d'oeuvre qualifiée. Il est prévu aux comptes des objectifs économiques spécifiques: un Taux de croissance de 6,9%, un Taux de déficit du Produit intérieur brut (Pib) de 7,9%, un Taux de pression fiscale de 19,8% et un Taux d'investissement du Pib de 11 à 12 %. Pour Soulé Mana Lawani, plusieurs mesures diverses sont prévues au cours de l'année 2009. Des mesures fiscales dont : la baisse du Taux d'imposition des Bénéfices industriels commerciaux (Bic), celle des Taux d'imposition des Bénéfices non commerciaux, la baisse du versement patronal sur le salaire, l'exonération pour les droits et taxes d'entrée pour les aliments de bétails et de volailles, les facilités offertes dans le cadre de la zone franche industrielle. Et aussi des mesures administratives et économiques. « Nous accordons des exonérations pour pouvoir attirer des investissements, aussi bien privés nationaux ou qu'étrangers », a-t-il déclaré. Il faut accepter selon lui, de perdre pour gagner plus demain. « Si vous accordez plus d'exonération et que vous pouvez avoir plus d'investissements structurants pour augmenter la croissance, créer la richesse. Vous allez avoir beaucoup plus d'emplois, distribuer des revenus ; il y aura une augmentation de la consommation. Ainsi les recettes fiscales seront plus importantes », a-t-il continué. L'économie béninoise se porte bien Liens Pertinents Afrique de l'Ouest Bénin Pour Soulé Mana Lawani, l'économie béninoise aujourd'hui, se porte mieux comparée aux années précédentes. Ainsi, le Taux de croissance en 2008 était de 5,1% alors qu'en 2007 il affichait 4,6%. Depuis 2005, après 4 années de baisse consécutive du Taux de croissance, à partir de 2006, il s'inscrit dans une dynamique d'augmentation. La performance économique en 2008, selon lui, provient de l'augmentation de la production céréalière hors coton, des BTP à travers les Grands travaux, le maintien des bonnes relations avec le Nigeria, le dynamise du Port autonome de Cotonou à travers les différentes réformes qui ont été mises en oeuvre. En 2009, la croissance sera tirée par le secteur agricole, la poursuite des grands travaux. « Nous avons un seul ennemi, la pauvreté et un seul objectif, l'amélioration des conditions. « Avec ce que nous avons prévu cette année, les béninois devront pouvoir vivre mieux », a-t-il conclu.

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